| Cette année encore les bibliothécaires musicaux vous proposent leurs coups de cœur de fin d'année.
Vous trouverez tous ces documents à emprunter dans vos bibliothèques préférées! Bonnes fêtes à tous! |
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(Vice Music, 2010)
Pas grand chose à reprocher à ce disque. C'est primaire, ultra-efficace : un trio guitare, basse, chant écorché. Les morceaux durent en moyenne une minute et le disque (qui compile les quatre premiers EP du groupe) n'excède pas 17 minutes. Court mais intense. Dans le genre, c'est la crème de la crème. Si vous aimez le punk-rock, vous DEVEZ l' écouter. Pour les autres, passez votre chemin…

(Reprise Records, 2011)
Avec Mastodon, on reste dans le domaine des musiques "lourdes" mais on est dans une autre branche de l'arbre, disons "metal" pour faire simple. Mastodon manie les structures complexes, breaks et changements au sein d'un même morceau. Le niveau technique est largement au-dessus de la moyenne mais les mélodies sont aussi à l'honneur et la production (massive, il va sans dire) magnifie l'ensemble. Une petite touche "progressive" pour enrober le tout et voici un des albums "metal" de l'année.

pour orchestre et choeurs (1896)
pour chœur sans paroles et orchestre (1911)
(Chandos, 2011)
Musique majestueuse et interprétation subtile caractérisent ce disque. Les œuvres symphoniques, avec leurs variations sereines ou exaltées, évoquent des espaces grandioses, le temps d'une journée et d'une nuit. Les paysages des Etats-Unis et les chants des ouvriers noirs entendus lors de son séjour ont inspiré ce compositeur britannique pour Appalachia. On imagine une randonnée dans les montagnes de Norvège en écoutant A Song of the High Hills (le Chant des montagnes).

(ECM, 2011)
Ce quartet atypique (piano, violoncelle, accordéon et saxophone) rend hommage au cinéma d'Andreï Tarkovsky : à la fois intense et subtile, la musique se charge de la spiritualité chère au cinéaste, en pratiquant quelques incursions chez Pergolese, Bach ou Chostakovitch.

(EMI, 2011)
Finesse, classe et talent, voilà ce qui caractérise cet album. Certes, la critique l'encense, quoique, pas toujours…Les arrangements sont riches, les mélodies originales, le tout vraiment enthousiasmant, et les chœurs déjantés de petits "nenfants" qui ont l'air de bien s'amuser rajoutent du piment à l'entreprise. Celui qui trouve ce que veut dire le titre sans chercher sur internet gagne un tee-shirt "I love Bmol" ! Comment ça, on ne pourra pas vérifier ?

(Nocturne/INA, 2007)
Il y a autant à lire et à regarder qu'à écouter dans cet ouvrage. Soixante pages pleines de photos pour la brochure retraçant la vie et la carrière de la chanteuse, un texte qui va plus loin dans l'intimisme qu'une simple biographie, deux disques avec des interviews à la radio et un récital inédit en Suisse. Pour tous ceux qui l'aimèrent, l'aiment et l'aimeront…

(Le Chant du Monde, 2011)
La harpe était jouée dans les Cyclades plus de vingt mille ans avant Jésus-Christ. Elisa Vellia, née en Grèce a redécouvert l'instrument en Bretagne. Elle chante et joue des airs traditionnels des rivages de la mer Egée, transmis de mère en fille à travers les âges. Dans les pas de la femme qui marche, nous allons d'île en île, de danses en chansons, voyageant dans l'histoire d'une culture.

(Drumlin, 2011)
Ce concert, enregistré du 7 au 9 avril 2010 au Jazz Lincoln Center de New York a permis aux happy few invités ce soir-là de voir sur scène le trompettiste de légende Winton Marsalis et le non moins légendaire Eric Clapton. Un travail de réinterprétation des classiques tels que "Ice Cream", "Careless love" ou "Layla" et en guise de cerise sur le gâteau : Taj Mahal en invité surprise! On vous gâte!

(Heavenly sweetness, 2011)
Souvenez-vous en juillet 2009, le poète Anthony Joseph avait enflammé le théâtre de Vienne avec son voodoo funk. Le voici de retour avec cet album aux longs morceaux aux influences afro très marquées. Du spoken word enfiévré d'afrobeat-free-jazz sur des chœurs féminins, pour un hymne à la Great Black Music, engagé et jubilatoire ! Rendez-vous à la Maison de la Musique de Meylan le 24 mars 2012 : il y sera…et moi aussi !

(Mr Bongo Records, 2011)
Quand la fille du batteur des Sex Pistols rencontre Prince Fatty, la crème des producteurs reggae anglais et son crew, cela donne un album qui revisite intelligemment le genre. Voix sucrée, arrangements justes et esthétique impeccable façon 70', raffinement et élégance… Si cet album était une recette, Cook nous offrirait là un diner presque parfait.

(Enfance et musique, 2011)
Isabelle Caillard aborde les petits bonheurs quotidiens de l'enfance et de la vie à travers 22 chansons douces et rythmées : une dent de lait, un œuf à la coque, un cerf volant… Autant de petits moments racontés en musique pour éveiller et faire grandir les enfants ou réveiller les souvenirs des plus grands.

(New Deal, 2011)
Une musique sombre et mélancolique. A l'écoute de cet album, on ne peut que se laisser aller à naviguer entre des morceaux à la fois lourds et aériens, au gré des multiples featuring (Vale Porter, Miscellaneous, DJ Pee…) que Jean-Marie Léger, alias Doctor Flake, nous propose. Du trip hop simple mais efficace, à s'auto-prescrire sans ordonnance (oui, elle est facile…).

B.O. du film de Nicolas Winding Refn
Cliff Martinez, compositeur
(Lakeshore records, 2011)
Une ambiance hypnotique et mystérieuse englobe ce thriller palpitant. Cliff Martinez puise dans un répertoire électro aux sonorités oscillant entre la fin des années 80 et le début des années 90. Nappes de synthé, ambiance planante et voix sensuelles : assurément la BO de l'année!

(Umlaut rec., 2011)
Un album franco-japonais qui fait la part belle à la fantaisie et à la poésie, par un duo de filles (au chant, piano, samples et batterie) qui ont su faire une synthèse de leurs influences jazz, rock, chanson, et musique savante.

(Jakarta Records, 2011)
Né au Ghana en 1982, Blitz the Ambassador est considéré comme un des artistes les plus novateurs de la scène hip hop new-yorkaise et en l'écoutant en live, on comprend pourquoi. Avec ce nouvel album, Blitz rapproche sa musique au plus près de ses racines africaines, tout en fusionnant de multiples genres musicaux avec talent, son flow imparable emporté par le groove de la musique et des cuivres puissants.