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Dernières acquisitions précieuses du fonds Stendhal

 

2008 - 2007 - 2006 - 2005 - 2004 - 2003


2008

Lettre autographe de Stendhal à Félix Faure

Lorsqu’Henri Beyle écrit cette très belle lettre datée du 2 octobre 1812, il n’est pas encore Stendhal. Il est à Moscou, et participe à la Campagne de Russie menée par Napoléon. La lettre s’adresse à son ami d’enfance grenoblois, Félix Faure, devenu conseiller-auditeur en la Cour impériale de Grenoble. Il lui fait part de considérations sur Jean-Jacques Rousseau, la musique et, pour la première fois, définit le mot de « beylisme »…

La Bibliothèque municipale de Grenoble a acquis ce manuscrit au cours de la vente organisée par Piasa à l’hôtel Drouot (Paris) le 17 juin 2008.

 

Lettre autographe d’Adolphe Paupe à Alfred Vallette

À force de vivre dans l’intimité de Stendhal, Adolphe Paupe (1854-1917) est devenu stendhalien. Sa ferveur était telle que tous ses livres portaient comme ex-libris « Stendhal for ever ». Il est l’auteur de la première bibliographie stendhalienne, Histoire des œuvres de Stendhal, publiée en 1903 chez Dujarric.

Paupe écrit cette lettre au directeur du Mercure de France le 24 janvier 1906. Il lui propose de racheter le stock de son Histoire des œuvres de Stendhal chez Dujarric en faillite, afin de l’écouler comme 2ème édition au Mercure de France en changeant les couvertures… Il lui annonce aussi avoir terminé la Correspondance complète de Stendhal.

La Bibliothèque municipale de Grenoble a acquis ce manuscrit au cours de la vente organisée par Piasa à l’hôtel Drouot (Paris) le 20 mars 2008.


2007

Manuscrit du Fragment CLXX de De l’Amour de Stendhal

Le fragment CLXX (170), dernier des « Fragments divers » de De l’Amour, ne figurait pas dans l’édition originale de Mongie (1822) et n’a été publié pour la première fois qu’en 1853 dans l’édition de Michel Lévy où Romain Colomb, cousin de Stendhal, inséra des pages inédites.

La Bibliothèque municipale de Grenoble a acquis ce manuscrit au cours de la vente organisée chez Christie’s à Paris le 20 novembre 2007. Avec l’appui financier de : FRAB Rhône-Alpes, GLT International, Centre d’études stendhaliennes et romantiques (université Grenoble III), Association Stendhal (Grenoble), Association des amis de Stendhal (Paris).

 

Édition originale (en 4 volumes) de Londres et les Anglais par Giovanni Ferry, dit Jean-Louis Ferri de Saint-Constant

L’exemplaire de cette somme sur l’Angleterre et les Anglais provient de la bibliothèque d’Adolphe de Mareste, ami et correspondant de Stendhal. Il rejoint et complète le manuscrit de Stendhal acquis en 2006 par la Bibliothèque : Les Anglais à Rome.

Édition originale de la Correspondance avec sa famille et ses amis (1833) de Victor Jacquemont

Victor Jacquemont, explorateur et botaniste, était l’un des rares happy few à qui Stendhal prêtait ses manuscrits. Sa mission d’exploration en Inde se déroula de 1828 à 1832, mais il mourut sur le chemin du retour. La publication de sa correspondance en 1833 étonna les mondes scientifique et littéraire pour ce premier témoignage moderne et précis des Indes. La Bibliothèque ne possédait jusqu’alors que la 4ème édition de cette Correspondance.

Édition chez Fasquelle de Lucien Leuwen

Cette édition non datée, qui contient un commentaire de Jean de Mitty, stendhalien collaborateur de Casimir Stryienski, provient de la bibliothèque de René Schickele, professeur, poète et résistant strasbourgeois.


2006

6 cahiers manuscrits du Journal de Stendhal

Lors de la vente organisée à Drouot le 20 juin 2006 par l’étude Pierre Bergé & associés, la Ville de Grenoble a pu acquérir 6 cahiers du Journal de Stendhal appartenant jusqu’alors au célèbre libraire et bibliophile Pierre Berès.

Champ de réflexion, de vie, de travail, le Journal est un véritable laboratoire de l’œuvre stendhalienne. Il a accompagné, sous une forme brute ou élaborée, toute la vie de l’écrivain. C’est dans son journal que Stendhal se livre tout entier et que l’on peut découvrir l’écrivain à la fois dans sa spontanéité et dans la genèse de son œuvre.

Pièces essentielles du patrimoine littéraire, ces 570 pages manuscrites rejoignent, à la Réserve des livres rares et précieux, la partie du Journal déjà conservée à la Bibliothèque. Ces cahiers, rédigés entre 1805 et 1814, en sont le complément chronologique ; ils permettent ainsi, et pour la première fois, de reconstituer le Journal de Stendhal.

Par ailleurs, cette acquisition exceptionnelle permet de relancer l'étude scientifique et de revoir entièrement l'édition réalisée dans les années 1920-30. Les cahiers préemptés étaient en effet inaccessibles aux chercheurs depuis plus de soixante-dix ans.

L’acquisition du Journal par la Ville de Grenoble a été possible grâce au concours de l’Etat (subvention de 50% du Fonds du patrimoine du Ministère de la culture), du Département de l’Isère, de la Région Rhône-Alpes et au soutien de mécènes : bioMérieux, Institut de France, Caisse des dépôts et consignations, ICADE. Il faut également souligner la forte mobilisation nationale et l’action de l’Association Stendhal et de l’Association des amis de Stendhal.

>> Feuilleter les cahiers numérisés


2005

Manuscrit de Lettres de Rome 3 : Les Anglais à Rome

Acquis lors d’une vente aux enchères chez Sotheby's, ce manuscrit de Stendhal était l’un des rares à être encore en mains privées. À l'origine en possession de Romain Colomb, ami et exécuteur testamentaire de Stendhal, il a ensuite appartenu à différents collectionneurs avertis, dont Casimir Stryienski qui l'a fait publier pour la première fois en France en 1905.

Ce manuscrit autographe de 29 pages est signé "R", l'un des innombrables pseudonymes de Stendhal. Il comporte en outre des annotations de l'écrivain dans certaines marges ainsi que des corrections manuscrites de son ami Romain Colomb.

Les Anglais à Rome fait partie d'une série de sept lettres intitulées Lettres de Rome écrites par Stendhal entre 1824 et 1826, et qui furent traduites et publiées dans la presse anglaise. Critique mordante de l'attitude des voyageurs anglais en Italie et regard sur la société romaine contemporaine, cette troisième lettre sera utilisée par Stendhal pour les Promenades dans Rome, ouvrage édité en 1829, l'un de ses deux grands livres de voyage avec les Mémoires d'un touriste.

Cette acquisition, reconnue d'intérêt national, a été subventionnée par le Ministère de la Culture et la Région Rhône-Alpes.

 

Édition de La Chartreuse de Parme, avec envoi autographe de Stendhal à son ami Romain Colomb

Cet exemplaire est ainsi annoté sur la page de faux-titre : « Au meilleur des amis / et des collaborateurs ». Un morceau d'enveloppe a été ultérieurement collé au bas de la page avec l'adresse suivante, de la main de Stendhal : « Monsieur Colomb / 35 / Godot de Moroy » (Romain Colomb demeura rue Godot-de-Mauroy à Paris de 1828 à 1842).

Il s'agit d'une seconde édition de cette œuvre célèbre, parue chez Dupont la même année que la première (1839) et avec la même impression.

Romain Colomb, ami et cousin de Stendhal, qui mena également une carrière littéraire, a beaucoup compté dans la vie de l'écrivain. C'est lui qui signa avec l'éditeur Ambroise Dupont, au nom de Stendhal, le contrat d'édition de La Chartreuse de Parme. C'est encore à lui qu'échut la fonction d'exécuteur testamentaire de Stendhal décédé en 1842.

Ce volume a été acquis par la Bibliothèque municipale de Grenoble au cours d'une vente aux enchères à l'Hôtel Drouot à Paris, le 11 avril 2005. Avec le concours du FRAB Rhône-Alpes.


2004

Lettre de Stendhal à son éditeur Urbain Canel au sujet de son œuvre Armance

 

Un exemplaire de De l'Amour, publié en 1833 par de Bohaire avec une erreur typographique sur la page de titre

Donation de la bibliothèque personnelle du Professeur Del Litto, éminent spécialiste de Stendhal
Elle vient enrichir de plusieurs milliers d'ouvrages les collections de la Bibliothèque et constitue une source documentaire de premier ordre.


2003

Notes autographes inédites de Stendhal rédigées en 1840 sur trois couvertures du Panthéon littéraire

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