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2003
2008
Lettre autographe de Stendhal à Félix
Faure
Lorsqu’Henri
Beyle écrit cette très belle lettre datée
du 2 octobre 1812, il n’est pas encore Stendhal.
Il est à Moscou, et participe à la Campagne
de Russie menée par Napoléon. La lettre
s’adresse à son ami d’enfance grenoblois,
Félix Faure, devenu conseiller-auditeur en la
Cour impériale de Grenoble. Il lui fait part
de considérations sur Jean-Jacques Rousseau,
la musique et, pour la première fois, définit
le mot de « beylisme »…
La
Bibliothèque municipale de Grenoble a acquis
ce manuscrit au cours de la vente organisée par
Piasa à l’hôtel Drouot (Paris) le
17 juin 2008.
Lettre autographe d’Adolphe Paupe à Alfred
Vallette
À force de vivre dans l’intimité
de Stendhal, Adolphe Paupe (1854-1917) est devenu stendhalien.
Sa ferveur était telle que tous ses livres portaient
comme ex-libris « Stendhal for ever ». Il
est l’auteur de la première bibliographie
stendhalienne, Histoire
des œuvres de Stendhal,
publiée en 1903 chez Dujarric.
Paupe écrit cette lettre
au directeur du Mercure de France le 24 janvier 1906.
Il lui propose de racheter le stock de son
Histoire des œuvres de Stendhal chez Dujarric en
faillite, afin de l’écouler comme 2ème
édition au Mercure de France en changeant les
couvertures… Il lui annonce aussi avoir terminé
la Correspondance
complète de Stendhal.
La Bibliothèque municipale
de Grenoble a acquis ce manuscrit au cours de la vente
organisée par Piasa à l’hôtel
Drouot (Paris) le 20 mars 2008.
2007
Manuscrit du Fragment CLXX de De
l’Amour de Stendhal
Le fragment CLXX
(170), dernier des « Fragments divers »
de De l’Amour,
ne figurait pas dans l’édition originale
de Mongie (1822) et n’a été publié
pour la première fois qu’en 1853 dans l’édition
de Michel Lévy où Romain Colomb, cousin
de Stendhal, inséra des pages inédites.
La Bibliothèque
municipale de Grenoble a acquis ce manuscrit au cours
de la vente organisée chez Christie’s à
Paris le 20 novembre 2007. Avec l’appui financier
de : FRAB Rhône-Alpes, GLT International, Centre
d’études stendhaliennes et romantiques
(université Grenoble III), Association Stendhal
(Grenoble), Association des amis de Stendhal (Paris).
Édition originale (en 4 volumes) de Londres
et les Anglais par Giovanni Ferry, dit Jean-Louis Ferri
de Saint-Constant
L’exemplaire
de cette somme sur l’Angleterre et les Anglais
provient de la bibliothèque d’Adolphe de
Mareste, ami et correspondant de Stendhal. Il rejoint
et complète le manuscrit de Stendhal acquis en
2006 par la Bibliothèque : Les
Anglais à Rome.
Édition originale de la Correspondance
avec sa famille et ses amis
(1833) de Victor Jacquemont
Victor Jacquemont,
explorateur et botaniste, était l’un des
rares happy few
à qui Stendhal prêtait ses manuscrits.
Sa mission d’exploration en Inde se déroula
de 1828 à 1832, mais il mourut sur le chemin
du retour. La publication de sa correspondance en 1833
étonna les mondes scientifique et littéraire
pour ce premier témoignage moderne et précis
des Indes. La Bibliothèque ne possédait
jusqu’alors que la 4ème édition
de cette Correspondance.
Édition chez Fasquelle de Lucien
Leuwen
Cette édition
non datée, qui contient un commentaire de Jean
de Mitty, stendhalien collaborateur de Casimir Stryienski,
provient de la bibliothèque de René Schickele,
professeur, poète et résistant strasbourgeois.
2006
6 cahiers manuscrits du Journal
de Stendhal
Lors de la vente
organisée à Drouot le 20 juin 2006 par
l’étude Pierre Bergé & associés,
la Ville de Grenoble a pu acquérir 6 cahiers
du Journal
de Stendhal appartenant jusqu’alors
au célèbre libraire et bibliophile Pierre
Berès.
Champ de réflexion,
de vie, de travail, le Journal
est un véritable laboratoire
de l’œuvre stendhalienne. Il a accompagné,
sous une forme brute ou élaborée, toute
la vie de l’écrivain. C’est dans
son journal que Stendhal se livre tout entier et que
l’on peut découvrir l’écrivain
à la fois dans sa spontanéité et
dans la genèse de son œuvre.
Pièces
essentielles du patrimoine littéraire, ces 570
pages manuscrites rejoignent, à la Réserve
des livres rares et précieux, la partie du Journal
déjà conservée
à la Bibliothèque. Ces cahiers, rédigés
entre 1805 et 1814, en sont le complément chronologique
; ils permettent ainsi, et pour la première fois,
de reconstituer le Journal
de Stendhal.
Par ailleurs, cette
acquisition exceptionnelle permet de relancer l'étude
scientifique et de revoir entièrement l'édition
réalisée dans les années 1920-30.
Les cahiers préemptés étaient en
effet inaccessibles aux chercheurs depuis plus de soixante-dix
ans.
L’acquisition
du Journal
par la Ville de Grenoble a été possible
grâce au concours de l’Etat (subvention
de 50% du Fonds du patrimoine du Ministère de
la culture), du Département de l’Isère,
de la Région Rhône-Alpes et au soutien
de mécènes : bioMérieux, Institut
de France, Caisse des dépôts et consignations,
ICADE. Il faut également souligner la forte mobilisation
nationale et l’action de l’Association Stendhal
et de l’Association des amis de Stendhal.
>> Feuilleter
les cahiers numérisés
2005
Manuscrit de Lettres
de Rome 3 : Les Anglais à Rome
Acquis lors d’une
vente aux enchères chez Sotheby's, ce manuscrit
de Stendhal était l’un des rares à
être encore en mains privées. À
l'origine en possession de Romain Colomb, ami et exécuteur
testamentaire de Stendhal, il a ensuite appartenu à
différents collectionneurs avertis, dont Casimir
Stryienski qui l'a fait publier pour la première
fois en France en 1905.
Ce manuscrit autographe
de 29 pages est signé "R", l'un des
innombrables pseudonymes de Stendhal. Il comporte en
outre des annotations de l'écrivain dans certaines
marges ainsi que des corrections manuscrites de son
ami Romain Colomb.
Les Anglais
à Rome fait partie
d'une série de sept lettres intitulées
Lettres de Rome
écrites par Stendhal entre 1824 et 1826, et qui
furent traduites et publiées dans la presse anglaise.
Critique mordante de l'attitude des voyageurs anglais
en Italie et regard sur la société romaine
contemporaine, cette troisième lettre sera utilisée
par Stendhal pour les Promenades
dans Rome, ouvrage édité
en 1829, l'un de ses deux grands livres de voyage avec
les Mémoires
d'un touriste.
Cette acquisition,
reconnue d'intérêt national, a été
subventionnée par le Ministère de la Culture
et la Région Rhône-Alpes.
Édition de La
Chartreuse de Parme,
avec envoi autographe de Stendhal à son ami Romain
Colomb
Cet exemplaire est ainsi
annoté sur la page de faux-titre : « Au
meilleur des amis / et des collaborateurs ». Un
morceau d'enveloppe a été ultérieurement
collé au bas de la page avec l'adresse suivante,
de la main de Stendhal : « Monsieur Colomb / 35
/ Godot de Moroy » (Romain Colomb demeura rue
Godot-de-Mauroy à Paris de 1828 à 1842).
Il s'agit d'une seconde
édition de cette œuvre célèbre,
parue chez Dupont la même année que la
première (1839) et avec la même impression.
Romain Colomb,
ami et cousin de Stendhal, qui mena également
une carrière littéraire, a beaucoup compté
dans la vie de l'écrivain. C'est lui qui signa
avec l'éditeur Ambroise Dupont, au nom de Stendhal,
le contrat d'édition de La
Chartreuse de Parme. C'est
encore à lui qu'échut la fonction d'exécuteur
testamentaire de Stendhal décédé
en 1842.
Ce volume a été
acquis par la Bibliothèque municipale de Grenoble
au cours d'une vente aux enchères à l'Hôtel
Drouot à Paris, le 11 avril 2005. Avec le concours
du FRAB Rhône-Alpes.
2004
Lettre de Stendhal à son éditeur Urbain
Canel au sujet de son œuvre Armance
Un exemplaire de De
l'Amour, publié
en 1833 par de Bohaire avec une erreur typographique
sur la page de titre
Donation de la bibliothèque
personnelle du Professeur Del Litto, éminent
spécialiste de Stendhal
Elle vient enrichir de plusieurs milliers d'ouvrages
les collections de la Bibliothèque et constitue
une source documentaire de premier ordre.
2003
Notes autographes inédites
de Stendhal rédigées en 1840 sur trois
couvertures du Panthéon littéraire
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